COMMENT (MAL) S'HABILLER AU BUREAU



Certes, il existe des codes vestimentaires propres à chaque domaine professionnel ; ainsi, une secrétaire ne s'habillera pas de la même manière qu'un publicitaire, qui lui-même n'ira pas dévaliser la garde-robe d'une assistante en crèche... Néanmoins, quel que soit le poste pour lequel vous postulez, sachez qu'il existe quelques règles immuables (et universelles) en matière d'habillement. Je vous propose aujourd'hui d'apprendre à reconnaître les fautes de goût vestimentaires dans le milieu professionnel. A cet égard, si vous désirez être mal perçu à votre entretien d'embauche, voici ce qu'il faut porter...

1) Ressortez de votre armoire les vêtements trop petits, trop grands, trop serrés ou trop larges, troués, déchirés ou rapiécés ; un habit autrefois blanc qui a jauni peut faire aussi l'affaire.

2) Les vêtements mal coupés ont également la cote quand il s'agit de diminuer ses chances d'être recruté : un pantalon trop court pour vous, messieurs (si possible dévoilant une chaussette de tennis blanche et un bout de mollet poilu), ou une veste dont les manches ne laissent dépasser que les dernières phalanges, seront parfaits pour la circonstance.
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3) Les chaussures qui déparent sont elles aussi idéales pour paraître mal fagoté(e) : on pense bien sûr aux tatanes éculées, avachies, sales ou non cirées, mais ce serait oublier d'autres distinctions plus subtiles : les mocassins à pompons portés avec un costume pour les hommes, la chaussure trop haute pour les femmes (plus de 6 cm, pour un recruteur, c'est le signe que vous rêvez secrètement de postuler pour le Crazy Horse), sont rédhibitoires aux yeux de beaucoup.

4) Soignez particulièrement les couleurs que vous portez : si vous en avez plus de trois sur vous, c'est gagné (pour échouer). Les mélanges improbables pourront aussi avoir raison de vous : un chemisier jaune moutarde, un pantalon rouge et une veste verte sont par exemple parfaits pour être embauché au rayon perruches d'une animalerie. Idem pour les motifs dépareillés...

5) Il est impossible de ne pas évoquer les cravates : messieurs, si vous souhaitez dérider votre futur employeur, plusieurs options s'offrent à vous : la cravate cache-sexe, la cravate bavoir, la cravate rentrée dans le pantalon, la cravate à imprimés Tintin (même si c'est un collector).

6) La multiplication d'accessoires présente également un atout pour faire fuir le recruteur : messieurs, n'hésitez donc pas à porter en même temps gourmette (en or, si possible), chevalière, piercing, boutons de manchette et pince à cravate (et cette liste n'est pas exhaustive). Mesdames, l'ensemble boucles d'oreilles-sautoir-bracelet-ceinture-foulard-bagues un doigt sur deux fait toujours son petit effet. Et pour tous : le portable (autour du cou) et les clés dans la poche (accrochées à un passant du pantalon grâce à une grosse chaîne). Ca marche à tous les coups !

7) Les recruteurs se décideront aussi certainement à se passer de vos services si vous optez pour des vêtements ouvertement sexy : soutien-gorge noir sous chemise blanche, blouse transparente, string qui dépasse, jupe qui remonte jusqu'à la culotte quand on s'asseoit, décolleté jusqu'au nombril sont autant de signes qui ne trompent pas : vous voulez en fait obtenir un rôle dans la saison 2 de "Maison close". Les hommes ne sont pas en reste : une chemise largement ouverte sur un début de torse poilu ne vous sera pas pardonné non plus.

8) Concernant les tenues dans leur ensemble, les fautes de goût professionelles sont aussi possibles. Notons le concept de "l'homme sandwich" (polo Lacoste en haut, pantalon CK en bas, chaussures Weston, etc., le tout avec plein de logos quasi clignotants). Il y a aussi la tenue débraillée : manches qui tirent quand on tend le bras, plis dans le dos quand on veut serrer une main, boutonnières de chemisier qui tirent, poches de pantalon qui s'ouvrent, jupes qui tournent lorsqu'on marche (ou pire, qui remontent avec l'électricité statique), pantalons qui tombent sur les hanches, et j'en passe.

Voyez comme il est facile de démoraliser le recruteur lors d'un entretien d'embauche : les fautes de goût qui vous classeront d'emblée dans le camp des "loosers" sont légions ! A vous d'en tenir compte...
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Cet article se trouve dans la rubrique "Mode et style".

3 commentaires:

chanatalib a dit…

Rholala, les fautes de gouts peuvent effectivement jouer terriblement sur les compétences pro.....
J'en ai connus qui cumulaient les fautes vestimentaires indiquées ci dessus!

blogoosphere a dit…

Une excellente solution pour ne pas obtenir le poste, c'est aussi se débrouiller pour avoir les mains moites, et une poignée de main molle...

Sans parler de garder les bras croisés, tout au long de l'entretien,ni d'un "Bonjour, M'ssieur, Dame!" toni...truant!

Ne surtout pas mettre, assis(e), une jambe en avant par rapport à l'autre, signe de dynamisme, de volonté d'aller de l'avant...

Porter pour les hommes, deux chaussettes dépareillées -ou même simplement BLANCHES, alors que le costume - en général, sombre-, est "de rigueur", peut être une garantie... de non-retour!

Une solution aussi est d'arriver un quart d'heure en avance, si on ne veut pas obtenir le boulôt.

Mais attention: j'ai connu quelqu'un qui avait absolument TOUT FAIT pour ne pas obtenir le boulot -bien obligé de se présenter pour des raisons que l'on peut deviner-, et, on a trouvé son comportement tellement génial, qu'on tenait absolument à l'embaucher: cela peut être une méthode...

Cordialement

Eva Cordel a dit…

Je connais personnellement des gens haut placées qui arborent fièrement, pour les réunions officielles, cravate Tintin et socquettes Cartoons... Comme quoi !

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